Précarité, crise climatique, racisme, sexisme…C’est tout le système qui est coupable !

Alors que les cours reprennent, la précarité étudiante perdure et s’aggrave. Les étudiant·es sont parmi les plus touché·es par l’inflation et les difficultés économiques. Plus que jamais, nous étudiant·es devons nous serrer les coudes et lutter ensemble pour nos droits !

L’époque que nous vivons est angoissante, et pleine d’incertitudes. Le gouvernement échoue depuis des décennies à répondre à la crise climatique, aux crises économiques et aux violences racistes, sexistes, validistes, et LGBTQIA+phobes. La France a été condamnée par des instances judiciaires de renoms comme le tribunal administratif de Paris en 2021 pour inaction climatique, ou encore l’ONU en 2023 pour discriminations racistes et violences policières. La majorité des jeunes de 11 à 25 ans, et notamment les étudiant·es, souffrent de mal être et de troubles anxieux et/ou dépressifs. L’organisation injuste et oppressive de la répartition des ressources poursuit, dans sa lente l’agonie, une logique dépassée et destructrice du bien-être de la planète et de ses habitant·es.

Les jeunes dans la misère

Face à l’augmentation du coût de la vie, près de 40% des étudiant·es en France ont une activité rémunérée à côté de leurs études. Selon l’Observatoire national de la Vie Étudiante, ielles augmentent ainsi leurs risques d’échec scolaire et d’abandon des études. De plus, ces jobs étudiants sont bien trop souvent précaires, avec des statuts offrant peu ou pas de droits : vacataires, indépendants, soit disant ‘entrepreneurs’ pour les livreurs à domicile, etc…La situation à Paris est scandaleuse avec des loyers mirobolants et des chambres étudiantes minuscules.

Le capitalisme a prouvé à maintes reprises son incapacité à agir sur ces constatations accablantes, et en est même la force motrice. La logique de rentabilité instaurée par le système capitaliste n’offre aucune place aux préoccupations pour le bien-être des personnes. Les prix sont dictés par les cours du marché et la stratégie néolibérale du gouvernement d’Emmanuel Macron laisse libre cours aux excès. Alors que des étudiant·es se privent de repas le midi, aucune mesure politique n’est prise pour endiguer durablement la crise écologique, économique et sanitaire des étudiant·es.

Actuellement, la survie de milliers d’étudiant·es et de travailleur·euses dépend d’actes de solidarité bénévoles, qui peinent d’ailleurs à se maintenir. C’est le cas des Restos du Coeur, qui ont annoncé début septembre le risque de fermeture de l’association face à l’augmentation de la demande d’aide et le manque de financement. Bernard Arnault, opportunément généreux, a récemment fait don de 10 millions d’euros aux Restos. Notre survie ne devrait pas dépendre des bonnes grâces d’un milliardaire qui a été épinglé par la cours des comptes en 2018 pour un évitement fiscal de 518 millions d’euros ! La solidarité doit être financée par des services publics et démocratiques, aux mains des premier·es concerné·es.

Tout ce qui nous divise nous affaiblit !

Dans cette atmosphère tendue et éprouvante, l’extrême droite veut se faire une place. Elle profite des crises, du désespoir, et des tensions de la société ambiante pour avancer son programme inégalitaire qui exclut, discrimine et accuse les minorités des maux de notre temps, quand ces derniers n’ont en réalité d’autres sources que le système économique actuel, le capitalisme. En vérité, elle ne propose aucune alternative crédible et durable face aux problématiques sociétales et environnementales de notre siècle.

Les groupuscules de droite et d’extrême droite comme la Cocarde étudiante misent sur la peur et un discours identitaire et xénophobe pour glisser leurs tracts dans les mains des étudiant·es. Les idées et les actions violentes de ces organismes freinent une mobilisation étudiante solidaire et organisée et ne rendent en aucun cas service à la cause des étudiant·es face à la précarité. En fait, elles se font même l’alliée du pouvoir en place en tentant d’empêcher les étudiant·es de revendiquer leurs droits, comme lors de leurs tentatives de sabotage des manifestations et blocages étudiants contre la réforme des retraites de mars à juin dernier. Leurs alliances avec d’autres groupuscules d’extrême droite à Paris font l’objet d’une longue liste qui ne tiendrait pas dans un seul tract.

L’extrême droite n’a pas sa place dans nos universités ! La réponse n’est pas dans la division et la peur des autres.

Contre le capitalisme, pour une alternative socialiste révolutionnaire !

Nous comprenons que le capitalisme utilise la division, l’exploitation et l’oppression pour maintenir la classe travailleuse la plus éparpillée et inorganisée possible. Les idées et les attitudes discriminantes ne sont pas dans l’intérêt des personnes de la classe travailleuse et seule une lutte unie et inclusive peut s’attaquer avec une chance de succès aux violences endémiques à l’encontre des personnes opprimées (femmes, personnes LGBTQIA+, personnes racisées, personnes en situation de handicap, personnes sans revenus, etc.).

L’alternative à ce système mortifère se trouve dans le socialisme révolutionnaire, dans une bascule des rapports de pouvoir entre celleux qui possèdent les richesses et celleux qui les créent. Alternative Socialiste Internationale (ASI) lutte pour une solidarité mondiale, et participe à l’organisation de la lutte commune de la classe travailleuse tout autour du globe. La précarité étudiante ne se limite malheureusement pas à la France et est présente dans le monde entier.

  • Etudier, c’est un travail ! Pour un salaire étudiant sans condition.
  • Pour une université publique au service des étudiant·es et un enseignement réellement gratuit et de qualité.
  • Pour un plan public de rénovation et de construction de logements sociaux à hauteur des besoins, dans le cadre d’un plan global de rénovation et d’isolation des bâtiments, quartier par quartier, pour drastiquement diminuer les émissions issues de l’énergie utilisée dans le bâti. Les bâtiments inoccupés pour raison spéculative doivent être de toute urgence expropriés.
  • Pour un plan d’investissements publics massifs dans les secteurs du soin et du lien, les transports publics durables, les mesures de protection du climat, etc. Nous voulons une société qui ne laisse personne sur le bord du chemin !
  • Un emploi garanti et du temps pour vivre : pour une réduction collective du temps de travail, sans diminution des salaires, avec embauches compensatoires et diminution des cadences. Pour l’indépendance économique des femmes et la fin des emplois précaires.
  • Pour la saisie des richesses des milliardaires et la réintroduction de l’ISF.
  • Pour l’expropriation, la nationalisation sous contrôle et gestion démocratiques ainsi que la reconversion des industries polluantes et non socialement utiles, avec garantie de revenu et amélioration des conditions de travail pour le personnel dans le cadre de leur reconversion. Pour la nationalisation sous contrôle et gestion démocratiques des secteurs clés de l’économie (finance, secteur pharmaceutique,…).
  • Pour la planification démocratique et socialiste de l’économie, à partir des besoins humains et dans le respect de la planète, pour en finir avec le gaspillage monumental de l’économie de marché basée sur la concurrence et le profit.
  • La 5ème République s’est avérée être une république qui ne fonctionne que pour les riches, nous défendons la constitution véritable démocratie, reposant sur une assemblée constituante révolutionnaire démocratique basée sur les délégués élus par des comités de lutte dans les quartiers, les lieux de travail, les universités et les écoles comme étape nécessaire vers un gouvernement ouvrier véritablement démocratique
    Nous, étudiant·es, sommes en colère, et fatigué·es de subir la précarité !
    A tou·tes les étudiant·es, soutenons-nous tout au long de l’année, et restons aux aguets face aux manifestations de l’extrême droite dans nos universités. Rejoignez d’autres étudiant·es et des travailleur·euses qui comme vous, luttent pour les droits des étudiant·es, et pour une société juste non pas basée sur des rapports de domination.
    Profite de cette rentrée pour t’engager ! Contacte-nous pour faire avancer la cause d’une université publique et d’une société inclusive, démocratique, et égalitaire !

Rejoignez Alternative Socialiste Internationale !
Nous pensons que la bataille contre le système et pour une alternative sociétale doit se mener à l’échelle la plus large, et c’est pourquoi nous sommes présents dans plus de 30 pays sur tous les continents : en Europe bien sûr, mais aussi par exemple au Brésil, au Chili, au Mexique, aux USA, au Québec, au Nigeria, en Afrique du Sud, en Tunisie, en Israël/Palestine, et aussi en Chine, où nous luttons contre la dictature meurtrière du PCC. Depuis plusieurs décennies, nous avons construit une expérience de lutte contre des régimes autoritaires et oppresseurs sur place, comme contre le régime sud-africain de l’apartheid, et aujourd’hui contre le régime de Poutine en Russie. Notre parti mondial n’est pas une addition d’organisations nationales qui entretiennent des relations lointaines. Nous construisons un véritable parti mondial avec des sections nationales qui se voient régulièrement, discutent en dressent ensemble des analyses et des conclusions pour la construction de notre organisation internationale et dans ses sections.

ASI/ISA France : alternative.soc.internationale@gmail.com

5 octobre 19h30 – Réunion online : Racisme et oppressions : du massacre des Algérien.nes du 17 octobre 1961 à Paris au meurtre de Nahel – c’est tout le système qui est coupable !
Utilisons la colère et la combativité du mouvement sur les retraites pour construire une lutte unifiée contre l’exploitation et l’oppression
Avec Alain Mandiki, militant syndical et politique, membre d’ASI en Belgique et auteur du livre “1994, Génocide au Rwanda. Une analyse marxiste”

Lien zoom ici : https://linktr.ee/asi_france

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