La macronie déploie une offensive d’austérité générale qui frappera le plus durement les plus vulnérables, poursuit ses réformes autoritaires de l’école et de la jeunesse et prépare des attaques de grande envergure contre le droit du travail. À ce menu antisocial, ils ont ajouté un renforcement de la répression, le tout servi par un gouvernement qui s’est considérablement déplacé vers la droite, ce qui, parallèlement à leurs politiques et à l’impunité des violences policières, a renforcé la confiance de l’extrême droite pour passer à l’action violente.
Par Philipp
Notre arme la plus puissante contre les attaques de la macronie et contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation est l’unité dans la lutte de notre classe, dans toute sa diversité ! Il est significatif que LFI et les syndicats CGT, Solidaires, FSU, CFDT, Unsa, et les syndicats étudiants aient suivi l’appel des organisations féministes et de la plateforme “grève féministe” pour soutenir et mobiliser pour la marche du 8 mars, y compris avec des appels à la grève.
Cela témoigne des efforts incessants des féministes pour que les organisations du mouvement ouvrier lient la lutte contre l’oppression de genre à l’oppression économique des femmes et de la classe travailleuse en général. Utilisons la grève féministe comme catalyseur d’une résistance plus large contre toutes les formes d’oppression, de répression, d’exploitation et le large éventail d’attaques lancées et planifiées par la Macronie contre la classe ouvrière et les opprimés ! Les grèves et les mobilisations dans l’éducation nationale, les soins de santé, le secteur public et bien d’autres montrent le potentiel de cette démarche.
Dans le contexte d’un système capitaliste chancelant entaché par l’escalade des tensions impérialistes, les crises environnementales et la stagnation économique en Europe, pour n’en citer que quelques-unes, la classe dirigeante a intensifié son assaut contre la classe ouvrière et les communautés marginalisées depuis qu’elle a dû recourir à la mesure bonapartiste du 49.3 pour faire passer en force la réforme des retraites. Ces attaques ont également pour but de briser la résistance et de couper court aux avancées réalisées par la classe ouvrière avec les grèves des raffineries à l’automne 2022 et surtout avec le mouvement de masse pour la réforme des retraites, dont la classe ouvrière est sortie qualitativement et quantitativement renforcée bien qu’elle n’ait pas remporté cette bataille.
Avertissement : la faiblesse appelle l’agression !
Malheureusement, la réponse des directions syndicales à la récente vague d’attaques n’a pas été suffisante, en particulier dans les luttes contre l’oppression. Elles ont attendu trop longtemps pour rejoindre les mobilisations antiracistes après le meurtre policier raciste de Nahel, ce qui a permis à la classe dirigeante de retourner la situation et de recourir à une répression brutale. La plupart des directions syndicales n’ont pas rejoint de manière adéquate la lutte contre l’interdiction raciste et sexiste de l’abaya, ou l’ont même sanctionnée comme Sophie Binet (CGT). La plupart des directions syndicales n’ont pas mobilisé pour la manifestation du 14 janvier contre la loi raciste sur l’immigration, organisée principalement par des comités de sans-papiers. Elles leur ont plutôt demandé de se joindre à la manifestation syndicale du 21 janvier, qui a été décidée plus tard sans coordination suffisante avec les collectifs de sans-papiers et qui n’a pas non plus repris les revendications les plus importantes pour lesquelles les sans-papiers se battent depuis des années. Cette approche a été critiquée dans une communiqué des collectifs de sans-papiers et constitue une occasion ratée/un pas en arrière sur la voie de l’unification de la classe ouvrière en France, toutes nationalités, communautés et sexes confondus, dans la lutte contre toutes les oppressions et l’exploitation.
En outre, les directions syndicales ont généralement adopté une approche trop fortement axée sur le dialogue social au lieu d’intensifier la lutte de classe pour obtenir des augmentations de salaire supérieures à l’inflation et de meilleures conditions de travail. Cela est apparu clairement, par exemple, lors de la Conférence sociale d’octobre, qui aurait permis d’aller beaucoup plus loin. Trois jours seulement avant le début de la conférence, le 16 octobre, 200.000 personnes sont descendues dans la rue pour manifester contre l’austérité, pour des augmentations de salaire et pour l’égalité des genres, à la suite de l’appel à une rentrée sociale lancé par l’Intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires). Non seulement une mobilisation plus forte aurait été possible, mais les directions syndicales n’ont pas non plus utilisé la mobilisation pour intensifier la lutte.
Si cette approche se poursuit, elle met en péril les conquêtes obtenues par la classe ouvrière à travers le mouvement contre la réforme des retraites (élargissement de la base militante, renforcement de l’avant-garde combative, etc.) et peut laisser la classe, et en particulier les jeunes et les opprimés, en position de faiblesse face à de nouvelles attaques.
Après l’abaissement des prévisions de croissance de l’économie française de 1,4 % à 1 %, Le Maire n’a pas perdu de temps pour faire comprendre que ce sont les travailleurs et les opprimés qui devront payer la facture. Il a annoncé des réductions de dépenses supplémentaires de 10 milliards d’euros en plus des 16 milliards d’euros déjà inclus dans le budget 2024 à l’automne dernier ! Pendant ce temps, les entreprises du CAC40 ont distribué un montant record de 97,1 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2023 ! Et les subventions publiques aux entreprises privées ont atteint des sommets inégalés (un montant sans précédent de 54 milliards d’euros est alloué au plan d’investissement France 2030) !
Les nouvelles mesures d’austérité s’ajoutent aux attaques déjà annoncées et prévues, comme le plan de réduction de 6 milliards d’euros des dépenses de sécurité sociale. Cette offensive d’austérité dans le secteur de la santé comprend entre autres le doublement des franchises médicales à partir de fin mars, la réduction des remboursements des affections de longue durée (ALD), et le projet raciste de remplacer l’aide médicale d’urgence par l’aide médicale d’urgence. Dans ce contexte, les récentes manifestations dans le secteur de la santé, comme la mobilisation des infirmières libérales le 17 février ou la grève illimitée du personnel du service des urgences de l’hôpital du Mans qui a débuté le 29 février, sont d’autant plus importantes.
Attal a également annoncé une réforme du logement social qui rendra l’accès au logement social encore plus difficile pour les plus vulnérables et il prévoit de réduire le montant et la durée des allocations chômage, ce qui serait la quatrième attaque contre l’assurance chômage depuis l’élection de Macron. Ces mesures s’ajoutent au projet de Macron de “durcir les règles d’indemnisation du chômage en cas de refus d’une offre d’emploi”. Cette dernière fera partie de l’”Acte II de la réforme du marché du travail”, dont la présentation est annoncée pour le printemps et qui semble être planifiée comme une nouvelle offensive historique contre le droit du travail.
Une vague historique de répression
Les attaques contre la loi travail s’inscrivent dans une offensive générale contre le mouvement ouvrier. On assiste à une vague de répression historique contre le mouvement ouvrier, “sans précédent depuis l’après-guerre” comme le dénonce la CGT. Plus de 1.000 militants de la CGT sont jugés et, pour la première fois depuis les années 1950, des dirigeants syndicaux nationaux sont convoqués par la police.
Si la répression vise principalement les secteurs et les syndicalistes les plus combatifs et progressistes – par exemple, les grévistes de la CGT Mines et Énergie sont attaqués pour leurs actions “Robins des Bois” lors de la bataille des retraites, ainsi que les syndicalistes solidaires de la Palestine -, c’est l’ensemble du mouvement ouvrier qui est menacé. Les patrons ont également tenté de plus en plus souvent de licencier des “travailleurs protégés par les syndicats”. La tentative ratée de la boulangerie industrielle Neuhauser de se débarrasser du syndicaliste CGT combatif Christian Porta n’est que la partie émergée de l’iceberg. Toutefois, cette affaire a également montré comment nous pouvons riposter aux sales attaques des patrons : par une solidarité combative des travailleurs.
D’autres éléments de l’offensive contre le mouvement ouvrier sont les attaques du gouvernement contre le droit de grève démocratique avec la réquisition des travailleurs en grève, comme les travailleurs des raffineries lors du mouvement contre la réforme des retraites ou les travailleurs d’ArcelorMittal en grève pour des augmentations de salaires en décembre, et les propositions de loi visant à interdire les grèves pendant certaines périodes par décret.
Mais nous pouvons vous assurer que la répression n’est bien sûr pas réservée aux syndicats, les mouvements sociaux ont également leur part du gâteau. Les militants écologistes mobilisés contre l’élargissement de l’autoroute A69 ont été confrontés à des violences policières brutales, y compris la privation de nourriture et d’eau, les étudiants qui se sont mobilisés pour la Palestine et contre la loi sur l’immigration ont été confrontés à la répression de leurs initiatives politiques, et Aurore Bergé, ironiquement la ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a ouvertement menacé l’ensemble du mouvement féministe. Fin février, elle annonçait que le gouvernement allait “passer au crible” toutes les associations féministes et supprimer les financements publics “s’il y a la moindre ambiguïté sur ce qui a été dit le 7 octobre”. Le 2 mars, elle a dû s’avouer vaincue, son enquête n’ayant donné aucun résultat.
Bien que Mme Bergé affirme qu’elle n’avait pas de motifs sinistres et qu’elle “nie toute instrumentalisation”, son offensive ratée a été lancée exactement à un moment où nous avons vu les féministes en France lutter contre la réaction de la droite et dans la période qui a précédé la grève féministe du 8 mars. En janvier, les féministes ont protesté dans plus de 30 villes contre Depardieu et le soutien dégoûtant qu’il a reçu de Macron et de 50 personnalités du monde culturel. Cela a contribué à faire naître un nouveau mouvement #metoo au cinéma, dont les témoignages ne cessent de se multiplier. Son importance et son impact se reflètent également dans le fait que les autorités ont décidé d’enquêter sur certaines affaires malgré le fait que les délais de prescription aient déjà expiré.
La tentative de Macron et d’autres de protéger Depardieu et leur ancien monde – dans lequel ils se réservent l’impunité des abus et exploitent cyniquement la violence sexuelle pour faire avancer leur programme raciste – s’est retournée contre eux sur le plan idéologique. Canalisons cette rage pour obtenir de réelles améliorations et mettre un terme aux autres attaques de la classe dirigeante. Le potentiel est clairement là.
Possibilité d’une explosion sociale plus large et d’une lutte généralisée
Un récent sondage IFOP a révélé que 49 % des Français “qualifient leur état d’esprit à l’égard de la situation économique et sociale actuelle de la France principalement de “révolté”” et 78 % “pensent que la France pourrait connaître une explosion sociale dans les mois à venir”, soit 4 % de plus qu’en mai 2023 lors du mouvement de réforme des retraites. La multitude de grèves de la période récente souligne encore davantage cet état d’esprit et montre la meilleure méthode pour construire un rapport de forces susceptible d’obtenir des améliorations.
Outre le puissant mouvement dans le secteur agricole, les actions dans le secteur de la santé et le mouvement en cours dans le secteur de l’éducation, nous avons assisté à des grèves, souvent pour des augmentations salariales supérieures à l’inflation dans le contexte des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), dans de multiples secteurs. Il s’agit par exemple d’une grève nationale sur tous les sites d’ID Logistics le 7 mars, suite à des grèves dans plusieurs ateliers et entrepôts, de la grève reconductible des travailleurs de la tour Eiffel en février, ainsi que de grèves dans l’industrie, notamment chez ArcelorMittal, Alstom ou l’entreprise aéronautique Safran.
Dans le secteur des transports, la situation est également loin d’être calme. Les chauffeurs de bus des Cars Lacroix (95) se sont mis en grève pour la première fois depuis 70 ans (!), 90% des chauffeurs ont participé aux trois jours de grève (26-29 février). Après plusieurs séries de grèves à la RATP l’année dernière, la CGT a déposé en janvier un préavis de grève de 7 mois, du 5 février au 9 septembre. Cette mesure nécessaire permet de réagir rapidement aux attaques et de se mettre en grève le lendemain si nécessaire, ce qui serait autrement impossible en raison des conditions de grève très restrictives pour les employés des transports (par exemple, cinq jours de préavis de grève). À la SNCF, nous avons assisté à des grèves de technicentres, de contrôleurs et d’aiguilleurs, souvent organisées par des groupes de base tels que le CNA (Collectif National des ASCT). S’il est positif que les travailleurs s’auto-organisent, les grèves de janvier et février sont restées largement isolées par secteur/catégorie et à l’échelle régionale. Pour renforcer l’équilibre des forces, généraliser et politiser davantage la lutte, il est nécessaire de s’organiser collectivement à travers les secteurs/catégories, les entreprises et les régions.
Le mouvement dans le secteur de l’éducation qui se développe particulièrement en Ile-de-France depuis le 26 février à la suite de l’appel à la grève de l’intersyndicale départementale du 93 a un fort potentiel pour une lutte plus large. Des grèves de l’éducation nationale ont déjà été organisées le 25 janvier, le 1er février et le 6 février. L’intersyndicale FSU, UNSA Education, SGEN-CFDT, CGT Educ’action et Sud Education a dénoncé “absence de revalorisation salariales, choc des savoirs qui symbolise une modèle d’Ecole passéiste et conservateur qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves et des personnels”. En février, nous avons assisté à des opérations “collège mort” dans des collèges de plusieurs régions de France, par exemple en Normandie, en Nouvelle-Aquitaine et dans les Hauts-de-France. Les travailleurs de l’école Anatole-France à Marseille ont organisé des manifestations quotidiennes à l’heure du déjeuner pendant une semaine en février, et leur protestation se poursuit. En Ile-de-France, le mouvement s’est étendu au département du Val-d’Oise (95) et des appels sont lancés pour l’étendre à d’autres départements (75, 91, 94). Les méthodes de lutte sont combatives : Grèves reconductibles et assemblées générales dans plusieurs établissements réunissant des centaines d’enseignants, d’élèves et de parents, tracts en plusieurs langues, projet de manifestation collective devant le ministère de l’éducation nationale le 7 mars. La solidarité avec les grèves est également forte et active de la part de nombreux parents, comme en témoignent les actions “lycée désert” (les parents n’envoient pas leurs enfants à l’école pour soutenir les grévistes) et la manifestation du samedi 9 mars organisée par les parents.
La prochaine grande journée d’action dans le secteur de l’éducation sera la grève du secteur public du 19 mars, à laquelle appellent tous les syndicats de la fonction publique, y compris l’intersyndicale de l’éducation nationale (FSU, UNSA Éducation, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SUD éducation).
Généraliser le mouvement
Avec la dynamique des actions des dernières semaines qui ont montré de forts niveaux d’auto-organisation et le cri de guerre pour l’égalité et la libération de la grève féministe du 8 mars qui résonne encore dans nos oreilles, utilisons la grève du secteur public du 19 mars pour construire un mouvement plus généralisé à travers les secteurs avec un plan d’action en escalade !
Pour ce faire, il est essentiel que les syndicats se mobilisent à tous les niveaux et qu’ils renforcent et initient l’auto-organisation à la base. Nous avons besoin de discussions démocratiques sur les actions, les revendications et la stratégie sur les lieux de travail ainsi qu’au niveau sectoriel et intersectoriel.
Dans le secteur de l’éducation nationale, il est important de lier les demandes de ressources financières et humaines à la question des conditions de travail et d’apprentissage. Les revendications contre la violence policière, le racisme et toutes les oppressions sont nécessaires pour repousser la récente vague de “ diviser pour régner “, pour aider à mobiliser les étudiants, les enseignants et les parents issus de l’immigration pour qui “ deux Frances “ est une réalité quotidienne brutale, et ainsi renforcer globalement l’unité de classe, ce qui est crucial pour construire le mouvement le plus fort possible.
L’offensive d’austérité doit être combattue dans son intégralité afin de faciliter l’articulation de la lutte de l’éducation nationale et du secteur public avec d’autres domaines tels que l’enseignement supérieur, les soins de santé, les transports ou encore les luttes pour le climat et l’environnement.
En s’inspirant de la grève féministe, qui souligne à nouveau que l’oppression et l’exploitation sont intrinsèquement liées, il serait important que les groupes de défense du climat et de l’environnement soutiennent activement les grèves des travailleurs du secteur des transports. Les travailleurs des transports publics et les défenseurs du climat en Allemagne ont récemment donné un exemple frappant en unissant leurs forces “pour une semaine de grève dont le point culminant a été un débrayage collectif national et une manifestation pour le climat le 1er mars”.
Un mouvement de résistance large et généralisé contre l’offensive d’austérité, toutes les formes d’oppression, de répression et d’exploitation contribuerait également à démasquer le faux vernis social du RN et de Le Pen avec lequel ils tentent de masquer leur politique anti-ouvrière.
L’importance de s’organiser à la base : des comités de lutte anti-Macron, partout !
Les organisations syndicales ont encore trop souvent l’attitude de se concentrer sur leurs “bastions”, mais si ceux-ci peuvent et doivent jouer le rôle moteur, il est absolument crucial de chercher à entraîner dans leur sillage les secteurs et les couches moins mobilisées, et tout particulièrement la jeunesse.
Un plan d’action vers la construction d’une puissante grève générale aurait pu être mis sur pied pendant le mouvement contre la réforme de retraite. Durant le mouvement, nous avions proposé de construire des comités de lutte et de grève anti-Macron partout, sur les lieux de travail, dans les écoles et facs, dans les quartiers populaires. Des comités larges, ouverts à tous et toutes, qui permettent de construire la lutte à la base, démocratiquement, en impliquant tout le monde activement dans sa préparation et son organisation. C’est comme ça qu’une véritable grève générale aurait pu être réussie – Macron aurait été bien en peine d’y résister.
Un programme offensif pour changer de système
Il est important d’armer la lutte d’un programme offensif, à commencer par la revendication nécessaire de la nationalisation des secteurs énergétique et financier sous le contrôle démocratique des travailleurs et travailleuses et de la société. Ce n’est qu’alors que la classe travailleuse, les jeunes et les opprimé.e.s pourront décider démocratiquement de ce qui est produit et comment. La nationalisation sous contrôle démocratique – différente du transfert de richesse du public au privé comme l’a fait le gouvernement en « nationalisant » la participation privée restante dans EDF – est également une condition préalable pour éviter la fuite des capitaux, pour garantir que la classe ouvrière ait une vue d’ensemble de tous les flux financiers et que les ressources disponibles et la richesse produite soient investies dans ce qui est socialement nécessaire, comme une énergie verte et abordable.
Pour une société socialiste démocratique
Une planification écologique est urgente ; elle doit s’inscrire dans une planification économique démocratique générale de la société : orienter la production vers ce qui est nécessaire, vers les besoins réels de l’immense majorité de la population et ceux de notre planète. Il faut discuter et avancer vers un autre type de système économique, vers une société débarrassée de l’exploitation et de la loi du profit : une société socialiste démocratique. C’est la seule capable d’assurer qu’une poignée d’ultra riches ne décide de tout en fonction de ses intérêts. C’est la seule capable d’assurer l’existence harmonieuse des êtres humains et de leur environnement. Dans cette lutte pour s’approprier les moyens, appliquer un tel programme, et aller vers un changement sociétal, c’est la classe ouvrière organisée qui peut jouer le rôle moteur et entraîner avec elle en front uni le mouvement pour le climat, le mouvement féministe et d’autres mouvements sociaux. Les bases du renversement du système capitaliste seraient ainsi posées.